La créativité selon… François De Grandpré

Au cours des prochaines semaines, Toast vous présente la vision de la créativité des collaborateurs et employés de l’agence.

Quel est ton emploi?

Ouf… Auteur? Scripteur? Créateur? C’est difficile de donner une réponse claire parce que chacun des termes comporte une part d’interprétation qui diffère d’une personne à l’autre… De façon un peu crue, je dirais que je suis quelqu’un qui écrit pour les autres en échange d’argent. Des fois j’écris des choses pour moi, mais je dois le faire à mes frais.

 

Quelle est ta définition de la créativité et comment fait-elle partie de ton travail?

La créativité c’est la capacité de créer du contenu à partir du néant ou de mettre de l’ordre dans le chaos. La créativité fait partie intégrante de mon travail parce que c’est exactement pourquoi les gens ont besoin de moi: créer des choses et donner forme à leurs idées ou leur concept.

 

Ton truc à donner pour un aspirant créatif/script?

Écrire. Écrire à tous les jours, n’importe quoi. La créativité et l’écriture viennent avec l’habitude et l’expérience. C’est comme un muscle qu’on doit développer et entraîner. Souvent le «commun des mortels» est un peu dépassé par l’idée de devoir «créer à tous les jours» mais c’est tout simplement une question d’habitude. C’est comme apprendre n’importe quel métier. Ça prend de la pratique. Comme le dit le proverbe «C’est en écrivant qu’on devient écriveron».

 

Comment approches-tu un nouveau projet qu’on te soumet?

Lorsqu’on m’approche, mon premier réflexe est de bien comprendre le mandat. Oui, il faut être original et sortir de la boîte, mais on ne doit jamais perdre de vue les demandes du client car, au final, c’est lui qui nous engage. Après j’essaie de voir comment je peux surprendre ou amener du nouveau, de la couleur unique au projet.

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Où se place l’humour dans ton travail et comment peut-il être utile en contenu plus corporatif?

L’humour occupe une partie majoritaire de mon travail parce que c’est le milieu dans lequel j’évolue principalement. Que ce soit en aidant des humoristes de scène ou en créant des séries humoristiques. L’humour, surtout au Québec, a quelque chose de rassembleur et d’universel. L’humour en corporatif est utile pour connecter avec ton public et te positionner comme un compagnie qui ne se prend pas trop au sérieux. L’humour doit cependant être bien fait. Ça ne doit ni être trop beige, ni porter ombrage au message au profit du rire.

 

Quel est le caractère/trait de personnalité qu’il faut absolument avoir pour réussir dans ton métier?

Être travaillant. Il n’y a pas de secret, tout le reste c’est des raccourcis.

 

Qu’est-ce qu’une bonne histoire?

Une bonne histoire, c’est quelque chose dont on se rappelle et qu’on peut recommuniquer à quelqu’un d’autre. Tout peut devenir une bonne histoire, il faut savoir comment la structurer.

 

Quel est le contenu que tu apprécies le plus consommer pendant ton temps libre?

Les shows d’humour, beaucoup de youtube (séries de cuisines, let’s play, vloggers) et les bonnes séries à haut budget comme Game of Thrones ou Westworld qui constituent, selon moi, le nouveau type de cinéma.

 

Vision de l’avenir en contenu….

Il y aura du contenu tant qu’il y aura du monde pour le regarder et ce contenu évoluera au gré des plateformes qui les hébergeront.

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Un truc pour ne pas faire du contenu plate? C’est quoi l’ingrédient de base?

Ne pas répéter ce qui a déjà été fait, ne pas avoir peur d’oser.

 

Comment faire du contenu original, jamais vu?

Écrire à partir de ce qu’on est, plutôt qu’à partir de ce qu’on aime.

 

Anecdote de ton travail avec Toast?

Le truc que j’ai le plus aimé développer avec Toast et qui m’a fait le plus rire n’a jamais vu le jour. C’est les risques de notre métier. Il y a tellement d’intervenants dans une production que tout peut s’écrouler alors que ce n’est même plus dans nos mains.

 

Comment trouve-t-on un bon personnage?

Le coeur du personnage c’est sa quête. Un personnage se résume en 3 questions. Qu’est-ce qu’il veut? Pourquoi ne peut-il pas l’avoir? Pourquoi est-ce que je m’en cr*sserais pas?

 

Pourquoi le contenu de marque?

Parce que le modèle de publicité traditionnel est mort. Les gens ont développé une résistance massive aux messages publicitaires qui tentent de leur vendre un produit. Le contenu de marque permet d’offrir un contenu que le consommateur choisi de consommer plutôt que de se le faire imposer. Il s’expose alors volontairement au branding de la compagnie tout en vivant une expérience agréable.

 

Quel réseau social préféres-tu?

Mon « social network game » est pas super top. J’utilise principalement Facebook, mais j’aime fouiner sur Instagram et Snapchat sans jamais rien y mettre parce que je trouve ça trop long à entretenir.

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