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Financement de webséries : l’industrie a besoin de plus de moyens

Le Fonds Indépendant de Production (FIP) a présenté son bilan de la première année du programme de financement des webséries le 1er février dernier. La présentation s’est déroulée à l’INIS où des récipiendaires de financement ainsi que des diffuseurs ont parlé de ce qui a bien fonctionné et de ce qui a moins bien fonctionné dans les premiers projets financés du programme.

Un article paru dans le Lien Multimédia donne un compte-rendu de la rencontre. L’article est disponible aux abonnés seulement, mais les grandes lignes sont:

Globalement, le constat est que malgré la présence et le support du FIP, le financement reste difficile.

Dans la production Dakodak, le problème principal s’est trouvé à être les négociations avec l’Union des artistes. « Le cachet des comédiens était déjà le plus gros poste budgétaire et il a doublé pendant la production. » a mentionné Julien Roussin Côté, producteur chez 33mag.

Dans le cas de Juliette en direct, l’exercice a été enrichissant pour tous, mais toute l’équipe (artisans et comédiens) ont dû être généreux a déclaré Julie Duhaime de Télé-Québec. Ils ont aussi fait appel à des stagiaires de l’UQAM.

La situation n’est donc pas facile et on pourrait sûrement récolter les même constats chez les producteurs anglophones (la rencontre à l’INIS se concentrait sur le volet francophone).

En résumé, le FIP permet à plusieurs productions d’obtenir du financement, mais la demande est grande et grandissante. Il faudra espérer l’ajout de nouveaux joueurs dans l’arène ou le développement d’un modèle d’affaires différent afin de rendre le tout viable à long terme.

Le FIP a reconduit son programme pour une seconde année (PDF), ils en ont fait l’annonce le 15 décembre dernier. Les prochaines dates de dépôt sont le 1er mars (webséries seulement) et le 2 mai.