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Le « slow TV » fait des vagues au-delà de la Norvège

3.2M de personnes ont regardé au moins une partie du trajet de bateau entre Berken et Kirkenes.

Avez-vous déjà entendu parler de «slow TV» ?

La Norvège en a entendu parler. Elle aurait même inventé le genre.

Dans ces temps de fin d’année, de reprendre son souffle après une année folle, ça pourrait bien être ce que le docteur suggère.

Qu’est-ce que c’est? Pas mal n’importe quoi de lent, qui prend beaucoup de temps. Par exemple, une émission récente a duré 8 040 minute, le temps que prend le bateau Hurtigruten pour aller de Bergen à Kirkenes, un trajet de presque 3 000 kilomètres.

Une autre émission ? Sept heure d’images d’un train sur les rails.

Vous en voulez une autre? Les dirigeants du National Broadcasting Service de Norvège considèrent présentement diffuser à travers le pays une soirée de tricot.

Vous avez bien lu. Ce genre va au-delà de tout ce qui se produit présentement pour le petit écran. Pas d’interactivité, pas de climax, pas de scénario, pas de drame.

En fait, c’est ce qu’on penserait, mais en fait, c’est tout ça.

En août dernier, Thomas Hellum, producteur de plusieurs de ces émissions, a donné une excellente (et amusante) présentation TED sur le genre. Un 18 minutes bien investi si vous voulez en savoir plus sur la genèse et les tenants et aboutissants du «slow TV.»

 

Il produit des événements lents et ennuyants, mais y découvre une audience engagée… comment en est-il arrivé là ?