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Publiez moins de contenu, augmentez vos revenus

Le New Yorker publie moins de contenu, mais ses revenus ont augmenté.

Ma conjointe, qui a tweeté cet article aujourd’hui, le sait bien: les entreprises média ont un dilemme. Devraient-elles installer un « paywall » et générer des revenus via les abonnements ou offrir le contenu gratuitement et travailler au niveau des revenus publicitaires.

Certains réussissent très bien dans leur secteur avec un « paywall » (le Wall Street Journal en est un excellent exemple), d’autres ne réussissent pas aussi bien. Plusieurs autres croient que l’accès devrait être gratuit et se concentrent sur les revenus d’annonceurs (LaPresse+ en est un excellent exemple).

Le New Yorker a fait un test l’an dernier. Ils ont retiré leur « paywall » pendant 5 mois. L’objectif était d’attirer le plus de gens possible afin qu’ils découvrent leur contenu, et les inciter à s’abonner une fois le mur payant de retour.

« Bonne chance avec votre beau projet, » furent les commentaires de plusieurs.

Mais voici ce que le rédacteur en chef de NewYorker.com Nicholas Thompson avait à dire au sujet de l’exercice:

« Il n’y a pas eu une augmentation massive de lecteurs entre juillet et novembre. Il y a eu une augmentation, mais pas substantielle. Ce qui est vraiment particulier et que nous avons remis le mur payant, et c’est à ce moment qu’on a vu une augmentation massive. »

Une an plus tard, les chiffres sont encore en hausse.

Comment est-ce possible?

La qualité plutôt que la quantité.

Ils ont récemment réalisé que ce sont les articles sur lesquels ils mettent le plus d’effort, ceux dont ils sont le plus fiers qui génèrent le plus de trafic.

Les audiences sont saturées par l’offre en contenu de nos jours. Votre objectif n’est pas de publier si souvent que, peut-être, ils cliqueront sur une de vos publications. Votre objectif est de publier un contenu de si grande qualité qu’il sera remarqué et créera un connexion avec votre audience.

Nous sommes passés de l’âge du « Share of voice » (principalement utilisé en télévision) à l’âge du « Share of heart. »(je n’ai pas trouvé de traduction que j’aimais pour ces deux expressions…)

Ce n’est pas une question de qui criera le plus fort, c’est une question de qui réussira à vous conquérir.

Le New Yorker publie beaucoup moins d’articles que des propriétés comparables, mais leur modèle de revenus semble très bien fonctionner.

Si vos chiffres se basent beaucoup trop sur le nombre d’éléments de contenu que vous produisez et pas assez sur leur qualité, vos résultats en souffriront au final.

Gardez ceci en tête. Et prenez le temps de lire cet article de Poynter sur la façon dont le New Yorker gère la qualité plutôt que la quantité.