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Série documentaire ou magazine? Une question de profondeur et de point de vue

Lors de l’élaboration d’un plan de financement pour un projet de convergence, il est essentiel de s’assurer de l’éligibilité du projet avant d’amorcer les démarches et les réflexions en prévision des différents dépôts.

Dans le cadre du Fonds des médias du Canada (FMC), une distinction importante est à considérer: celle entre la série documentaire et le magazine télévisé. En effet, la première est éligible est le second ne l’est pas. (Veuillez noter qu’au niveau du Fonds Bell et du Fonds Québécor, les émissions de type magazine sont admissibles.)

À la base, l’argumentation se situe au niveau du fait que le FMC a pour mandat de fournir un soutien aux projets des genres sous-représentés, incluant les émissions documentaires.

Dans ses principes directeurs (PDF), le FMC définit un documentaire comme étant:

« […] une oeuvre originale non fictive conçue dans le but principal d’informater, mais qui peut aussi éduquer et divertir en présentant une analyse critique en profondeur d’un sujet ou un point de vue en particulier […] »

À quel moment le sujet est-il couvert en profondeur? À quel moment n’est-il plus simplement factuel?

Autre élément important de la définition :

« Ces émissions ne doivent pas être utilisées à des fins commerciales. »

Ici, on peut établir un peu plus facilement la ligne entre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas.

À titre d’information le FMC donne aussi une liste (non-exhaustive) des genres non-admissibles:

« […] productions commanditées, sports, nouvelles, jeux télévisés, actualités, affaires publiques, émissions portant sur des modes de vie, émissions pratico-pratiques, télé-réalité, télévision scolaire, infopublicités, vidéoclips, émissions éducatives structurées ou axées sur un programme d’études, achats de formats étrangers sans adaptation ou contribution créative canadienne significative, télémagazines, émissions d’entrevue, émissions d’entrevues culturelles, remises de prix, célébrations d’événements spéciaux, galas, reportages d’actualités, émissions d’intérêt religieux, émissions de collecte de fonds, émissions-bénéfices, hommages, émissions à caractère promotionnel, émissions de motivation, récits de voyage et interludes. »

Il faut donc être prudent lors de l’interprétation de ces directives car elles restent sujettes à interprétation. Si vous n’êtes pas certain au niveau de votre projet, consultez le FMC ou une firme comme la nôtre, nous saurons vous aiguiller dans votre plan de financement et si vous n’êtes pas éligible, vous suggérer des pistes alternatives.

Il faut rester conscient que le FMC n’a pas pour but de « couler » les producteurs. Il est donc important de s’assurer avec leurs analystes au contenu afin de valider la non-éligibilité d’une production. Ils sont là pour ça. (P.S. Et ne le dites pas, mais nous avons déjà aussi entendu parler de dérogations qui auraient été accordées…)

(photo via thetruthabout)

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