Storytelling et nouveaux formats

Avec la multiplication des plateformes et des formats, les marques doivent être en mesure d’adapter leur contenu à de multiples audiences.

Cela ne fait que quelques années que le format Stories est devenu populaire, initialement grâce à Snapchat. Aujourd’hui, de nombreuses marques intègrent ce nouveau format dans leur mix marketing de contenu.

C’est un exemple de la façon dont une marque peut adapter son contenu et son message pour de nouveaux formats et de nouvelles plateformes.

Ce que nous voyons aujourd’hui, ce sont des marques qui utilisent des nouveaux formats verticaux (par exemple) sur d’autres canaux que les plateformes sociales.

Dans un article de Forbes par Paul Talbot, le PDG et cofondateur d’Apester, Moti Cohen, explique comment certains spécialistes du marketing tirent parti de ces nouvelles structures narratives dans le but non seulement d’attirer, mais aussi de retenir l’attention de leur public.

Nous le savons, il est facile d’attirer l’attention des gens. Il est beaucoup plus difficile de garder leur attention et c’est là qu’interviennent l’importance de la qualité narrative et la valeur qu’apporte un contenu.

N’importe qui peut créer et publier du contenu de nos jours, mais combien peuvent vraiment créer une histoire qui garde les gens collés à leur écran.

Chez Toast, nous croyons que nous devons tous avoir la possibilité d’être informés, éduqués et divertis de la meilleure façon possible. C’est pourquoi nous nous efforçons de développer et de produire le meilleur contenu pour y parvenir.

Dans l’article, Cohen mentionne certaines marques qui ont adopté de nouveaux formats, sur leurs propres propriétés (pas seulement les canaux sociaux). Netflix avec un format vertical semblable à une Story pour promouvoir ses émissions ; Variety, Rolling Stone et Marie Claire qui développent des histoires contextuelles de type Instagram dans leur contenu; et plusieurs autres.

Comment votre marque tire-t-elle parti de ces formats? Comment pourraient-ils être intégrés dans vos propres propriétés, comme votre site internet ou votre hub de contenu?

Chez Toast, nous sommes toujours à l’affût des nouvelles approches, des nouveaux formats et des nouvelles structures narratives, en nous assurant de les intégrer dans les tactiques de nos clients et partenaires chaque fois que cela peut résulter en un engagement plus profond et une meilleure mémorisation du message de la marque.

 

 

Quels sont les nouveaux formats narratifs que votre marque pourrait exploiter? Faites-nous signe et planifiez une consultation avec nos experts chez Toast dès maintenant.

Avec 14 218 mots, le quotidien New York Times nous sert un exemple parfait d’adaptation de contenu

Le média américain a adapté son article de 14 218 mots en de nombreuses versions, afin de toucher le plus grand nombre de gens possible.

Le 2 octobre, le quotidien New York Times a publié une enquête majeure sur les revenus du président américain Donald Trump et la façon dont il s’est rendu aussi riche, notamment en faisant appel à certaines pratiques d’évasion fiscale.

Un dossier de 14 218 mots. Vous avez bien lu, presque 15 000 mots! Et tout marketeur de contenu peut tirer de bonnes leçons d’une telle approche de distribution et d’amplification de ce coup de canon.

«C’est un des plus longs reportages parmi ceux publiés dans les pages d’information du Times, un des plus longs reportages d’enquête que nous ayons publiés tout simplement», a déclaré Paul Fishleder, qui a coordonné la rédaction et qui est le responsable du service des enquêtes politiques au Times.

En soit, la publication d’un article aussi long est pertinente. Le sujet le demande, mais c’est aussi un type de contenu fortement partagé.

Mais là où ça devient particulièrement intéressant est dans la façon dont le journal a choisi de déployer cette histoire.

Lancée d’abord le mardi après-midi, à un moment où elle aurait le plus de chance d’être vue et reçue sans être noyée dans le cycle médiatique, elle a aussi été publiée, sur huit pages, dans l’édition de papier du mercredi matin.

Mais comme l’ensemble de la population n’est pas prêt à mettre près de 1h15 pour lire l’enquête complète, le quotidien a décidé d’en sortir plusieurs versions au même moment.

Son équipe a donc fait le pari de publier, en même temps que la version complète, une version d’environ 2500 mots:

Elle a aussi créé une version interactive intégrant de la vidéo:

Et finalement, il semblerait que l’alerte courriel avait elle aussi sa propre version (très longue d’ailleurs):

En gros, New York Times a maximisé le rayonnement et la portée potentielle d’un contenu dans lequel il a investi énormément, en le déclinant en de multiples versions adaptées en fonction du contexte de lecture, mais aussi du persona de ses lecteurs.

Cette approche de maximiser les budgets en contenu grâce à l’adaptation est recommandée.

C’est une technique-clé grandement bénéfique dans l’optimisation des budgets en marketing de contenu, car elle permet d’aller en profondeur dans un sujet, sachant qu’il sera tenu compte lors de la distribution et l’amplification, de son potentiel auprès de différents publics et dans des contextes variés.

Alors, lequel de vos prochains projets de contenu tirera profit de ce type d’approche?

Contenu complexe et chatbots: les expérimentations de la BBC

Vous vous demandez parfois à quel point il faudrait aller dans le détail sur un sujet donné. Et si votre audience pouvait choisir exactement le niveau de détail qu’elle désire?

Dans une récente journée de masterclass Contenu Décodé, Benoit Giguère (qui a été clé dans le design et l’architecture de contenu de LaPresse+) nous a détaillé l’approche des « portes d’entrée » du contenu de LaPresse+.

Le concept de portes d’entrée permet de tenir compte du désir de détail sur un sujet que le visiteur consulte. Une porte d’entrée peut simplement effleurer la surface du sujet, tandis qu’une autre fait un deep-dive dans le contexte, le côté historique, etc. Ces deux portes d’entrée étant liées au même contenu, article ou thème.

La BBC teste présentement ce besoin des utilisateurs et visiteurs à l’aide de chatbots placés dans les articles en ligne.

Oui, vous avez bien lu, des chatbots placés en plein milieu du contenu.

Le modèle permet aux visiteurs de poser des questions sur le sujet traité (des questions choisies dans une liste de 3 propositions), et le chatbot répond en donnant plus de détails.

Ceci permet qu’une personne familière avec le sujet peut lire le contenu directement, sans être encombrée de mises en contextes inutiles pour elle. Cependant, une personne désirant plus de détails historiques (par exemple) pourra les obtenir sans quitter la page.

Je suis un grand fan du Nieman Foundation à Harvard, qui étudie l’industrie des médias. Je crois qu’en tant que marketeurs et créateurs d’audience, nous avons beaucoup à apprendre des médias, qui racontent des histoires depuis si longtemps.

C’est la raison pour laquelle j’ai cru bon vous relayer un de leurs articles, sur la façon dont la BBC bâtit son framework de chatbot pour son contenu, ce qui suscitera je l’espère une réflexion sur la façon dont nous pouvons apprendre de ceci pour nos propres marques et audiences.

Vous trouverez aussi dans l’article plusieurs liens vers des exemples où la BBC a intégré son chatbot, fort intéressant.